13 fév 2013

Bernardo Secchi, urbaniste italien, est chargé par la ville du projet Montpellier 2040
Interview (B. Secchi parle parfaitement français)

Dresser un diagnostic urbain de la ville, c’est aussi faire le bilan de la gestion municipale. Délicat.
(Sourire) J’ai dit clairement à Mme le maire et aux élus, moi, je suis habitué à dire la vérité ; c’est une question de déontologie. Si vous m’avez appelé ici pour vous donner des conseils, je ne fais pas le docteur qui cache la maladie.

Vous parlez de grand parc littoral formidable au sud de Montpellier, or cette zone va être traversée par une nouvelle autoroute. Qu’en pensez-vous ?
C’est un problème, ça, c’est un problème. Le doublement va créer un couloir entre l’autoroute actuelle et la nouvelle, ce qui devient souvent des terres perdues. Et là, on est en train d’étudier ce que l’on peut faire. Mais…

Vous dites toujours tourner les problèmes en opportunité. Là, qu’imaginez-vous ?
(Soupir) Je ne sais pas, je ne sais pas. Pour le moment, on réfléchit. Mais on est au commencement.

Il est même question de créer un périphérique autour de Montpellier.
Non. Non. Le périphérique a toujours mal fonctionné.

C’est ce qui est prévu pourtant.
Oui, je sais. A partir du périph. parisien, on s’est aperçu que c’étaient des catastrophes. La ville ne peut pas être enfermée dans un cercle. Autrefois, on l’enfermait dans des murailles, mais on avait des raisons pour faire ça. Aujourd’hui, non, on n’a plus ces raisons.

Propos recueillis par FM

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