Germain Bourré et Julien Maïeli ont une vision bien différente de la rue. En lieu et place de béton, ils proposent « pour l’avenir que le jardin et la biodiversité deviennent les éléments structurels : des stations de lagunage longent les trottoirs, les plantes aquatiques prennent possession de l’espace urbain, créant une barrière de protection naturelle entre automobiles et piétons. Les lampadaires photovoltaïques se métamorphosent en « citernes-baobab » pour récolter et stocker les eaux de pluie. Les citadins circulent au-dessus d’un tapis enherbé où seules les extrémités des pousses chatouillent les pieds dénudés… Les liants à base d’algues remplacent le bitume ; des lames de sol composites issues de rebus industriels recyclés constituent une zone de circulation piétonne. Des plantes grimpantes caduques tapissent les stores participant ainsi à la régulation de la température dans les habitats ».
Mais la proposition de Germain Bourré et Julien Maïeli, créée pour le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, est elle-même issue d’une pensée sécuritaire de la rue. Alors qu’on aurait pu imaginer des limites plus floues entre les espaces, voire que la rue, le trottoir, la pelouse… se confondent et s’entremêlent en un jeu de damier, « pour une question réglementaire, il fallait séparer », regrette Julien Maïeli. Le jardin à la rue est en tout cas une option qu’on serait heureux de voir adapter aux contraintes de la rue St-Louis. Dans la rue Marioge, parallèle, des microfleurissements ont été entrepris voilà deux ans, après que la rue est passée en « zone rencontre », soit quasi piétonne, l’expérience devrait apporter ses enseignements. FM
www.jardinalarue.com

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