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		<title>Un gérontopôle pour nos vieux jours ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:35:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Castelnau-le-Lez devait voir sortir de terre d’ici 2014 un centre pluridisciplinaire dédié au vieillissement. Ce pôle régional de gérontologie, voulu par Georges Frêche, tarde à se concrétiser et les collectivités, parties prenantes du dossier, ne s’expriment plus aussi volontiers à son sujet. Un projet manifestement énorme et désormais encombrant.
Par Myriem Lahidely
«Près de 10 000 emplois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/cliniqueweb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4294" title="clinique" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/cliniqueweb-300x187.jpg" alt="" width="300" height="187" /></a>Castelnau-le-Lez devait voir sortir de terre d’ici 2014 un centre pluridisciplinaire dédié au vieillissement. Ce pôle régional de gérontologie, voulu par Georges Frêche, tarde à se concrétiser et les collectivités, parties prenantes du dossier, ne s’expriment plus aussi volontiers à son sujet. Un projet manifestement énorme et désormais encombrant.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Par Myriem Lahidely</strong></div>
<p style="text-align: justify;">«Près de 10 000 emplois vont être créés sur la commune, plusieurs dizaines de médecins et de chercheurs viendront s’installer avec leurs familles. » Le député maire de Castelnau-le-Lez ne manquait pas de superlatifs pour annoncer, en 2008, le projet sur sa commune d’un vaste… « gérontopôle ». Devrait sortir de terre un ensemble d’équipements hospitaliers, sanitaires et sociaux censés accueillir et suivre les patients âgés, accompagner des malades en fin de vie, à quoi s’ajouteront des centres de recherche, des entreprises liées aux activités de santé, et de l’habitat traditionnel pour accueillir tout ce monde. Pas moins de 70 hectares de terres du quartier du Sablassou et du Clos de l’Armet sont supposés être consacrés à ce pôle très spécialisé où « toutes les compétences et les expertises seront réunies sur un même lieu. » La communication institutionnelle vantait elle-même, en 2010, le pôle d’excellence technique et d’accueil gérontologique que ce centre préfigurait, y voyant « une valeur ajoutée dans l’intérêt direct des habitants ». L’Agglomération de Montpellier organisait en mai 2011 la conférence « Vieillissement de la population : enjeux et opportunités pour les entreprises ». Objectif : « Explorer les diverses opportunités qu&#8217;offre ce nouveau marché et comprendre l’attente de la cible. » Le marché du 4e âge.</p>
<p>Le conseil municipal de Castelnau-le-Lez a déjà voté une convention tripartite liant l’Etablissement public foncier (EPFLR), la communauté d’Agglomération de Montpellier et la Commune de Castelnau afin de permettre à l’Agglo de constituer une réserve foncière de 105 hectares en préemptant dans les secteurs précités notamment. Des secteurs où les terres – agricoles – portent encore des produits maraîchers et de la vigne. Mais qui pourraient bientôt disparaître et voir se concrétiser, en plus de la future ligne 6 du tramway, une gare TER reliant tout exprès le gérontopôle à Odysseum et à la future gare TGV. « Le projet qui est proposé est gargantuesque et la réserve foncière telle que prévue  phénoménale », prévient Anne-Yvonne le Dain, vice-présidente (PS) de la région Languedoc-Roussillon, chargée de la recherche notamment, par ailleurs investie pour les législatives mais sur une autre circonscription. « On va consommer de l‘espace en juxtaposant d’horribles cubes et transformer des zones naturelles en parking. » Quitte à consommer de l’espace, l’élue préférerait que l’on produise de la ville dense en l’aérant par des rues et des parcs. Les permis de construire du gérontopôle devaient se formaliser début 2012 et la pose de la première pierre suivre de près pour une livraison en 2014. Pour l’instant rien n’est fait. Et il est impossible à l’heure actuelle de savoir où ce gérontopôle va s’implanter exactement, ni ce qu’il va proposer concrètement. La mairie n’a pas donné suite à nos sollicitations.</p>
<p>« L’hôpital public n’a pas de moyens, s’installerait ici du privé, a priori. J’attends de voir. L’économie n’est pas dans sa meilleure période. Il est urgent d’attendre », se rassure Anne-Yvonne le Dain. Le projet déjà au ralenti aurait aussi rétréci. Mais le Centre Bourgès, institut de rééducation neurologique porté par Oc Santé, le premier groupe de soin privé de la région a déjà ouvert à proximité… « Nous sommes en plein brouillard avec plusieurs sons de cloches de l’Agglo et de la mairie qui ne sont plus tout à fait sur les mêmes rails », observe Claude Privat, conseiller municipal écologiste (Cap 21) de Castelnau-le-Lez. « D’ailleurs sur le terrain, ce ne sera pas si simple car La Lironde naît dans cette plaine, la nappe phréatique affleure par endroits à moins de 2 m de profondeur et, selon les dires, des promoteurs rencontreraient quelques difficultés. » Une association de propriétaires s’est par ailleurs constituée, participant aussi, dans ses négociations, au ralentissement du projet.</p>
<p>« Cette manière d’aborder l&#8217;enjeu de la vieillesse est mauvaise », déplore Fabrice Massé. Le conseiller municipal d’opposition de Castelnau-le-Lez se dit très mal à l’aise avec le ressort strictement financier du projet. « Où est l&#8217;humain ? Des collectivités publiques investissent pour un équipement de cette taille sans débat, voire en catimini. Ce n’est pas raisonnable. » Plus raisonnable serait le renforcement des dispositifs publics visant à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, gros pourvoyeur d’emplois potentiels tant en matière d’aide à la personne que de soins.</p>
<p>Le conseiller songe aussi à la clinique du Parc. « Elle est coincée entre le centre-ville et le Lez et elle fonctionne sur plusieurs étages, ce qui l’oblige à doubler son personnel. Elle peut être transférée sur ce site, tandis que son emplacement actuel, idéal pour une retraite paisible, sera transformé en maison intergénérationnelle. » Quitte à consommer de l’espace, là encore, autant résoudre enfin ce problème « persistant pour le vieux village et les berges du Lez ». Revenir à de petites échelles, même pour des structures médicales ; le conseiller municipal est bien plus convaincu par des projets solidaires, de type « habitat participatif » proposé ici par des associations comme « Habiter c’est choisir ». Ce collectif, qui défend le concept d’autopromotion où des particuliers se regroupent pour construire leurs logements, place au cœur de sa démarche l’habitat multigénérationnel. Une initiative soutenue par la Ville de Montpellier.</p>
<p>Pourraient se développer aussi les projets de crèches au voisinage des maisons de retraites ou des EHPAD (établissements d&#8217;hébergement pour personnes âgées dépendantes) liées par des programmes d’échanges intergénérationnels comme cela existe depuis 1992 en Ille-et-Vilaine. La Mutualité française de l’Hérault, elle, a déjà lancé en 2008 un projet de ce type. Elle va ouvrir en 2013 à Montpellier sur un même site, une crèche et un EHPAD ainsi que des logements locatifs pour personnes âgées incluant un centre social ouvert aux familles et un centre médical.</p>
<p style="text-align: justify;">« L’OMS a lancé en 2010 l’opération « réseau mondial des villes amies des aînés » pour aider les villes à préparer le double défi du vieillissement rapide de la population et l’accélération de l’urbanisation », rappelle Fabrice Massé. Principe de ce réseau : faire émerger des idées nouvelles pour adapter la ville aux aînés, créer un environnement urbain qui favorise un vieillissement actif et en bonne santé. Le protocole, dit de Vancouver, donne la feuille de route aux villes qui le souhaitent, pour mettre en place un cycle d&#8217;évaluation et d’amélioration de leur environnement dans huit domaines de la vie urbaine : logement (coût, adaptabilité, etc.), inclusion sociale (activités intergénérationnelles), services de santé, etc. Soit tous les changements susceptibles de faire progresser le niveau d&#8217;intégration et de participation des aînés dans la ville. « Et non parqués dans un vaste complexe déshumanisé aux fins sinistres, à tout point de vue ! » s’emporte Fabrice Massé, qui soutient par ailleurs « les solutions plus petites et mieux intégrées dans la ville qui génèrent plus d’emplois tout en étant plus efficaces et surtout plus agréables ». Une cinquantaine de villes françaises dont Lyon, Dijon… adhère déjà au réseau. L’agglomération de Montpellier qui verra les plus de 75 ans passer de 7 % aujourd’hui à 11 % en 2030, soit 20 000 personnes en plus, trouvera-t-elle dans ce réseau qu’elle n’a pas encore rejoint et dans son protocole une source d’inspiration ? •</p>
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		<title>Le pèze de Pézenas contre la crise ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2009, Pézenas surprend en lançant une monnaie locale. Une initiative sympathique qui s’inscrit dans une tendance internationale dont l’intérêt varie d’un projet à l’autre. Parfois, la dimension alternative s’efface pour mieux convaincre certains commerçants. Décryptage des vertus transformatrices de ces monnaies complémentaires.
Par Magali Reinert
«C’est tellement fou que les gens croient que c’est impossible. Mais s’ils se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/Billet-5e1Presse.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4298" title="Billet 5e1Presse" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/Billet-5e1Presse-300x139.jpg" alt="" width="300" height="139" /></a>En 2009, Pézenas surprend en lançant une monnaie locale. Une initiative sympathique qui s’inscrit dans une </strong><strong>tendance internationale dont l’intérêt varie d’un projet à l’autre. Parfois, la dimension alternative s’efface pour mieux convaincre certains commerçants. Décryptage des vertus transformatrices de ces monnaies complémentaires.</strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Par Magali Reinert</strong></div>
<p style="text-align: justify;">«C’est tellement fou que les gens croient que c’est impossible. Mais s’ils se réapproprient la monnaie, pas besoin de descendre dans la rue ! » Jean-François Marques ne lance pas ces paroles en l’air. Cheville ouvrière de la création d’une monnaie locale à Pézenas, il défend que le développement de l’économie locale est à la portée de tous. Le tenancier du Café bla-bla du centre-ville a eu un déclic à la lecture d’économistes peu orthodoxes, comme le chantre des monnaies complémentaires, Bernard Lietaer. Cet ancien haut fonctionnaire de la Banque centrale belge défend la création de multiples monnaies pour casser le monopole des banques et la spéculation financière. L’enjeu est de taille alors que seulement 3 % des échanges financiers quotidiens correspondent à des biens et des services réels, le reste n’étant que spéculation. « Quand on voit que la Banque centrale européenne fait des prêts à 19 %*, c’est totalement ridicule. J’ai compris la nécessité de se réapproprier l’argent », défend Marques. Avec 1 200 euros en poche et une brève responsabilité à la tête de l’association des commerçants de Pézenas, il se lance en septembre 2009 dans la création de « l’occitan ». Et, en quelques semaines, il organise l’impression de centaines de billets. Trois mois après leur lancement, les « abeilles » naissaient à Villeneuve-sur-Lot, en 2011, les « sols-violette » poussent à Toulouse, en 2012, les « roues » déboulent dans le Vaucluse, pour ne citer que quelques exemples au sud de la Loire.</p>
<p><strong>Des monnaies techniquement complémentaires mais stratégiquement alternatives</strong></p>
<p>Qu’est-ce qu’une monnaie complémentaire ? Après les systèmes d’échanges locaux (sel) et les banques de temps, les monnaies locales complémentaires sont la troisième génération de monnaies alternatives en France. L’idée est qu’une monnaie consacrée aux échanges locaux va favoriser le marché local, et ainsi développer l’économie locale. En général, une association met en circulation des billets créés ad hoc, dédiés à un réseau local. La monnaie est à parité avec l’euro ; chaque abeille ou occitan acheté puis dépensé est garanti par un euro bloqué sur un compte. Selon le philosophe Patrick Viveret, connu pour ses travaux sur les indicateurs de richesse, « ces monnaies sont techniquement complémentaires dans le sens où elles ne prétendent pas se substituer aux monnaies officielles. Mais elles sont stratégiquement alternatives dans le sens où elles contestent radicalement les principes fondamentaux du système dominant et qu’elles cherchent à le transformer ».</p>
<p>A Pézenas, c’est peut-être là que le bât blesse. À l’image de son nom qui ne sonne pas le renouveau, l’occitan n’a pas embrayé sur une logique transformatrice. Jean-François Marques a voulu aller vite, alors que « pas grand monde ne comprenait l’intérêt du projet ». Pour séduire les commerçants, il ne leur demande aucune contrepartie à leur adhésion à l’occitan. Or, les monnaies locales s’accompagnent en général d’une charte qui ajoute des dimensions sociale, éthique et environnementale à la dimension locale. A Toulouse, un Comité local d’agrément du sol-violette est par exemple chargé de vérifier la conformité des 70 entreprises adhérentes aux nombreux objectifs de la monnaie locale.</p>
<p><strong>27 000 sols-violette distribués dans des maisons de chômeurs</strong></p>
<p>Par ailleurs, malgré leur parité avec l’euro, plusieurs monnaies locales sont anti-spéculatives. Elles sont dites fondantes, parce que leurs billets perdent de la valeur avec le temps. Les abeilles, par exemple, perdent 3 % de leur valeur tous les trois mois. Mais la gestion de ce système – les billets sont datés à chaque échange – demande une sacrée logistique. Pour s’affranchir de la paperasserie, les billets occitans sont périmés d’une année calendaire à l’autre. Bref, ils s’apparentent finalement plus à des bons d’achat qu’à une monnaie. Autre limite, les sommes accumulées lors de l’achat des occitans attendent sagement sur un compte en banque d’être retransformés en euros. Or, dans certains projets, cet argent bénéficie à l’économie locale et non aux banques. Le projet sol-violette place par exemple la moitié de ses quelque 40 000 euros au crédit municipal de Toulouse qui finance du microcrédit local à 0 %.</p>
<p>Il faut dire que le projet toulousain fait figure de poids lourd parmi les monnaies complémentaires. La municipalité a accordé un financement de 120 000 euros, et permet ainsi de salarier trois personnes. Par ailleurs, 27 000 sols-violette ont été distribués sans contrepartie dans des maisons de chômeurs. Et déjà certains magasins paient une partie de leurs salaires et de leurs fournisseurs en sols-violette. « La prochaine étape est de pouvoir payer l’impôt local en sol », explique Andrea Caro, coordinatrice du sol-violette. Si les négociations de l’équipe du sol-violette avec la municipalité toulousaine aboutissent, cette monnaie locale sera alors vouée au succès. « Une monnaie complémentaire prend réellement de la valeur quand l’Etat accepte que les taxes soient payées avec », insiste en effet Bernard Lietaer.</p>
<p><strong>Payer le tri sélectif en ticket de bus !</strong></p>
<p>Si, en France, les monnaies locales sont à parité avec l’euro, des exemples de monnaies non convertibles existent à travers le monde. Certaines sont particulièrement novatrices, à l’instar du Fureai kippu au Japon. Cette monnaie est dédiée au problème du vieillissement de la population. Un kippu vaut une heure consacrée à une personne âgée. Quelqu’un qui accumule des kippus auprès de la Fondation Sawayaka Welfare peut les épargner en prévision de ses vieux jours ou les transférer à ses propres parents. Autre exemple, à vocation non plus sociale mais écologique, le programme lancé par la municipalité de Curitiba au Brésil pour régler deux problèmes qui accablent la ville, les déchets et les embouteillages. La capitale de l’Etat du Paraná a décidé de rémunérer ses concitoyens pour leur activité de tri en une monnaie utilisable exclusivement pour l’achat de tickets de transports publics. Résultat, le tri des ordures et l’utilisation des transports en commun ont augmenté. Les économies réalisées sur le tri ont même pu être réinvesties dans les transports. Là encore, l’idée est que la création d’une monnaie spécifique à une action sociale ou environnementale, en facilitant les échanges, va promouvoir son développement.</p>
<p>A quand une monnaie complémentaire à Montpellier ? Un collectif y travaille depuis quelques mois (voire des années), mais n’est pas prêt à répondre à nos questions. Affaire à suivre donc. •</p>
<p>* NDLR : En réalité, la BCE prête à 1 % aux banques qui, elles, prêtent au prix du marché à certains pays.</p>
<p><em>Quelques sites pour en savoir plus :</em></p>
<p><em><a href="http://monnaiesendebat.org"><span style="color: #000000;"><strong>monnaiesendebat.org</strong></span></a><span style="color: #000000;"><strong> &#8211; </strong></span><a href="http://www.festifric.org"><span style="color: #000000;"><strong>www.festifric.org</strong></span></a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://monnaie-locale-complementaire.net"><span style="color: #000000;"><strong>monnaie-locale-complementaire.net</strong></span></a></em></p>
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		<title>Avenue de Lodève, le chemin de l’âne</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:35:33 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Aménagements]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le chemin de l’âne » est une expression imagée du vocabulaire des urbanistes qui décrit les usages d’un quartier en matière de déplacement. Que l’on contrarie ce cheminement et, tôt ou tard, le maître d’ouvrage s’en mord les doigts : dans ce cas, quel âne désigne-t-on ?
Ainsi, si les riverains de l’avenue de Lodève [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/av-lodeve-interditweb1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4288" title="av-lodeve-interdit" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/av-lodeve-interditweb1-300x251.jpg" alt="" width="300" height="251" /></a>« Le chemin de l’âne » est une expression imagée du vocabulaire des urbanistes qui décrit les usages d’un quartier en matière de déplacement. Que l’on contrarie ce cheminement et, tôt ou tard, le maître d’ouvrage s’en mord les doigts : dans ce cas, quel âne désigne-t-on ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Ainsi, si les riverains de l’avenue de Lodève ont salué avec bonheur l’arrivée du tramway, c’est aussi parce que le tintement des rames sonnait, pensaient-ils, la fin de deux ans de tracas.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, certes, les conflits occasionnés par les travaux se lissent – avec la TAM notamment – mais d’autres demeurent. La société Eurovia et la police municipale restent dans leur collimateur. Récit en quatre âneries.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Par Fabrice Massé (âne riverain)</strong></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 &#8211; Derrière les murets, les platanes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le professeur Jean Meynadier est de nature plutôt paisible. Il vit aux côtés de sa femme Jeanine, aussi pétillante et espiègle que lui semble cultiver le quant-à-soi. Ensemble, ils partagent le goût classique des choses en ordre, telle leur belle demeure, avenue de Lodève. Rien, a priori, qui les prédisposait à attaquer en justice les Transports de l’Agglomération de Montpellier (TAM).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’avènement de la ligne 3 du tramway a eu raison de leur quiétude. Avec l’association les Arceaux-Figuerolles ensemble (Alafe), ils ont dû éprouver en même temps la solidité du muret qui les gène, et celle de la démocratie locale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les réunions organisées dans l’ancien restaurant du bas de l’avenue n’ont pas eu de mal à faire salle comble. Platanes abattus, mises en fourrière sans préavis, sinistres non indemnisés (lire points suivants)… Jean et Jeanine Meynadier n’ont pas été les seuls à réagir pendant ces deux ans de bruit et de poussière. Mais pour eux, le problème se résumait en une simple question : « Quand on arrive du supermarché avec un coffre de voiture plein, les murets, ça gêne. Avec le tramway, comment fait-on ? » Cette difficulté leur suffisait amplement.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’ancien snack du conseiller municipal Vert Moustapha Majdoul, une quarantaine de personnes se mobilisaient à chaque rendez-vous. Significativement puisque la portion d’avenue concernée compte à peu près cent numéros, soit 250 logements environ.</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Dupraz figurait parmi les présents. Conseiller général Vert et riverain lui aussi, il était aux avant-postes pour empêcher l’abattage des platanes. Pour comprendre le contexte, rappelons que lorsque les premiers sont tombés, on pouvait encore lire sur certains troncs l’affichage public qui annonçait un simple « élagage ». L’indignation fut unanime.</p>
<p style="text-align: justify;">Officiellement, l’alternative qu’on renvoya aux riverains pour justifier l’opération se présentait en deux options dites « écologiques » : « les arbres ou le tramway ». Faute d’espace, il fallait trancher ; abattre les platanes pour laisser passer deux voies de tram, une piste cycle descendante, une voie de circulation auto et deux trottoirs. Les vénérables centenaires – qui réduisent l’usage de la climatisation l’été, pompent l’eau des inondations en toute saison, absorbent la pollution de l’air et caractérisent harmonieusement les rues du sud de la France* – devaient être sacrifiés. La réglementation en vigueur en Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) l’interdisait ? Une tracasserie vite levée en conseil municipal. Commode quand on est juge et partie. Plus surprenant, l’autorisation de l’abattage fut également votée par les Verts. « La mention n’était pas explicite mais noyée dans une délibération globale sur le tracé du tramway », expliquent-ils aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, le combat des Meynadier révélera qu’une solution consensuelle existait bel et bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour éliminer ces murets sur lesquels butte le quartier, « l’assentiment du Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG) est la seule vraie difficulté ». Robert Subra, vice-président de l’Agglo et président de la TAM, lui-même, l’affirmait : « Sinon, nous, on a tout intérêt à aller dans le sens des électeurs », confiait-il à chicxulub. De ce service ministériel (écologie, développement durable, transports et logement) dépendrait donc la chute du muret de séparation, ce « mur de Berlin » comme en sourit malicieusement Mme Meynadier.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Merle est en charge de l’étude des « dossiers préliminaires » du tramway de Montpellier au STRMTG. C’est donc lui qui autorise ou non sa circulation. Et selon l’ingénieur, le « statut actuel de l’avenue de Lodève est une voie de liaison interquartier limitée à 50 km ». Dans ces conditions, ce qu’il craint, c’est « une collision par l’arrière » avec une voiture montante, tournant à gauche. D’où les murets. « En zone 30, si on a un faible trafic [automobile] », que le « statut de la voie change » et qu’un nouveau dossier lui est soumis, il est cependant prêt à revoir son avis : « Avant cela je ne bougerai pas », expliquait-il à chicxulub.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, « le quartier est devenu une zone quasi piétonne, constatent avec bonheur les riverains ; il y passe à peine plus de voitures que le matin dans l’écusson ». La radicalité de l’aménagement a en effet détourné la quasi-totalité du trafic. En langage technocratique, son « statut » classerait donc désormais l’avenue dans la catégorie des « zones de rencontre », où le piéton est prioritaire partout sur la chaussée et où la circulation motorisée est limitée à 20 km/h. Sous ce « statut », les trottoirs et les pistes cyclables sont inutiles ainsi que les feux tricolores. « L’interdiction de certaines parties de l’espace aux véhicules motorisés est assurée par un dispositif mobilier (bornes, potelets, jardinières…), laissant aux piétons une grande liberté de mouvement », précise le CERTU, le service d’urbanisme rattaché au ministère.</p>
<p style="text-align: justify;">Les services techniques de la TAM s’en sont rendu compte, et l’action des Meynadier n’y est pas pour rien. Aidés par un juriste de l’Alafe, M. Julien-Laferrière, les Meynadier ont en effet révélé que les trottoirs n’étaient pas aux normes… et déposé sur-le-champ un recours auprès du tribunal administratif. La pression s’est révélée efficace puisque la portion d’avenue concernée est désormais classée « 30 », entérinant ainsi un statut intermédiaire qui fait toutefois disparaître la piste cyclable et permet d’agrandir, de fait, le trottoir… anéantissant au passage l’objet du recours.</p>
<p style="text-align: justify;">« Depuis le changement de sens du cours Gambetta, explique M. Subra, la circulation n’est plus la même. » Certes, mais indépendemment de cela, les nombreuses restrictions à la circulation automobile dans l’avenue avaient déjà détourné tout le trafic. N’a-t-il pas de regret de ne pas avoir classé l’avenue en zone 30 dès l’origine, ce qui aurait permis d’épargner les platanes ? « A titre personnel, non. Les platanes me donnent de l’asthme et bouchent chez moi toutes les canalisations » Et à titre politique ? « Bien sûr que je regrette. Mais vous savez, si on devait penser à tout dès le départ on ne ferait jamais rien. » La TAM va-t-elle pour autant redéposer un dossier auprès de la STRMTG pour régler enfin le problème des murets ? « Je ne sais pas. Je ne suis pas un technicien. Zone 50 zone 30, je ne sais pas ce que ça veut dire. Moi, je suis élu mais, en la matière, je suis incompétent ; je laisse la décision aux techniciens comme on laisse le droit aux avocats. »</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, grâce aux Meynadier et à l’Alafe (grâce aussi à l’association Arceaux vie active qui s’est montrée solidaire), des brèches dans le « mur de Berlin » seront réalisées. Mieux : les outils de la concertation, notamment pour les lignes 5 et 6, pourraient être revus. Interrogé par chicxulub sur les conflits liés au passage du tramway avenue de Lodève, Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération s’est déclaré prêt à la création d’un comité de suivi : « Pourquoi pas ? On peut toujours faire mieux. Mais, ce qui compte vraiment c’est de s’écouter et de s’entendre. »</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à madame Mandroux, maire de Montpellier, puis messieurs Delafosse, adjoint à l’Urbanisme, et Tsitsonis, adjoint à la gestion active et durable du patrimoine et au plan climat, ils répondaient favorablement à l’idée de végétaliser l’avenue de Lodève, dans un geste de résilience écologique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>2 &#8211; Pollution sur la ligne 3 </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Chryso Deco Wash, une émulsion à laver nocive pour les organismes aquatiques, a été utilisée sur le tracé de la ligne 3 du tramway, avenue de Lodève. Ce produit qui donne une couleur bleutée spectaculaire au béton fraîchement lissé a pour fonction d’empêcher son durcissement dans sa couche superficielle. Cette couche est ensuite lavée par un jet d’eau sous pression, donnant au sol un aspect granuleux couleur sable.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon l’avertissement de l’étiquette au verso des bidons retrouvés non loin du château d’eau en octobre dernier – un secteur où les travaux ont été délégués à la société Eurovia – son usage « peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique ». Il est stipulé que son « rejet dans l’environnement est à éviter ».</p>
<p style="text-align: justify;">« Eurovia  ne fuit pas la communication », répondait son représentant local, M. Laumonier, admettant que le Chryso Deco Wash a bien été utilisé sur « environ 20 % » du tracé. « Nous avons respecté les consignes du fabriquant », justifie-t-il, admettant également qu’il connaissait le caractère « irritant » de l’émulsion. « Nous ne l’utiliserons plus, c’est évident ».</p>
<p style="text-align: justify;">Subsidiairement, on peut s’interroger sur l’opportunité d’une technique de lavement à grande eau en pleine période de sécheresse tandis qu’un arrêté préfectoral en réglemente l’usage.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>3 &#8211; EUROVIA n’assure pas</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Décidément, les riverains de l‘avenue de Lodève ont été plutôt malmenés par les travaux de la ligne 3 et Eurovia. Outre le bruit et la poussière, le vent s’en est mêlé, couchant sur les voitures en stationnement les barrières disposées sans précaution par la filiale du groupe Vinci.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques égratignures sur la peinture, ou plus dommageable, des enfoncements de tôle, pas de quoi cependant enclencher l’assurance de la société dont la franchise est fixée à 3 000 euros. Dans ce cas-là, c’est à Eurovia qu’il revient d’indemniser directement les dommages. Ce qu’elle ne fait pas. « Des plaintes de ce type, on en a cent. De la petite vieille qui tombe et qui se fait mal… Sans constat amiable, c’est facile de nous accuser », déclarait à chicxulub M. Rouquette, directeur de l’agence Eurovia à Montpellier. Ainsi, tous les plaignants sont-ils jugés a priori de mauvaise foi et n’auraient plus qu’à s’asseoir sur leur indemnisation. Intégrer ces sommes dans le dossier d’appel d’offres ? « Ça n’est pas possible, sinon on ne passe pas », justifiait M. Rouquette.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>4 &#8211; La police municipale chargée de rentabiliser sa fourrière</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sur réquisition de M. Subra, président de la TAM, la police municipale est intervenue le 12 janvier dernier pour dégager le bas de l’avenue de Lodève de voitures gênantes. La police a poursuivi ensuite son opération en amont, verbalisant les propriétaires de quarante voitures en tout et embarquant en fourrière celles de douze d’entre eux. Certains véhicules, stationnés comme toujours sur des trottoirs délaissés devant leur domicile, ont ainsi été embarqués alors qu’ils ne gênaient nullement ; l’avenue étant désormais quasi piétonne (la loi stipule que le stationnement sur trottoir est considéré comme gênant).</p>
<p style="text-align: justify;">La réaction des victimes a été unanime : l’indignation. Riveraines de l’avenue de Lodève, toutes étaient habituées aux préavis de la TAM, annonçant le cas échéant la nécessité de déplacer les véhicules, selon l’avancée des travaux du tramway. Cet usage, aussi courtois qu’utile, contribuait à compenser les nuisances occasionnées. Une signalétique amovible réglementait par ailleurs la voie au gré des besoins, apparaissant et disparaissant périodiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré la mobilisation des victimes, leur évidente bonne foi et en dépit du caractère brutal de l’intervention de la police municipale, aucune amende n’a été levée. Sollicitée par chicxulub, Régine Souche, élue à la Tranquillité publique de la Ville n’a pas donné suite.</p>
<p style="text-align: justify;">A Midi-Libre (31/01/2012), elle déclarait à propos de la fourrière de Montpellier : « Nous ne sommes pas là pour gagner de l’argent et pas pour en perdre non plus. »</p>
<p style="text-align: justify;">Elle indiquait ainsi qu’un objectif de rentabilité de son service existe alors qu’en matière d’infraction au code de la route, seul le droit compte. Tôt ou tard, les mises en fourrière risquent bien d’être jugées illégales. La ville devra-t-elle alors rembourser toutes les victimes depuis que ce service public a été délégué à une société de remorquage privée ? •</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>* A lire Francis Hallé : « Du bon usage des arbres, un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques », Ed. Actes sud.</em></p>
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		<title>La Fenêtre ouverte sur l’art depuis un an</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:35:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art]]></category>

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		<description><![CDATA[La galerie montpelliéraine s’est fait une place parmi les arts appliqués, avec pour axe principal l’architecture.
Par Tatiana Tissot
L’espace d’exposition est aménagé dans un ancien garage, quartier de la gare Saint-Roch. En juin, ce sera sa première année d’existence. Dédiée aux arts appliqués, la Fenêtre propose un regard sur l’architecture, le design et la photo, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/fenetre1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4240" title="fenetre" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/fenetre1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>La galerie montpelliéraine s’est fait une place parmi les arts appliqués, avec pour axe principal l’architecture.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Par Tatiana Tissot</strong></div>
<p style="text-align: justify;">L’espace d’exposition est aménagé dans un ancien garage, quartier de la gare Saint-Roch. En juin, ce sera sa première année d’existence. Dédiée aux arts appliqués, la Fenêtre propose un regard sur l’architecture, le design et la photo, et bientôt aussi sur la mode, l’illustration, le graffiti. « Nous sommes très ouverts », explique l’anthropologue Christian Gros, son fondateur. A la retraite, le professeur d’université a rénové les locaux entouré d’une équipe de bénévoles. La galerie espère à la fois attirer les spécialistes et les curieux. Le but « que les professionnels y trouvent leur compte, tout comme un public large et intergénérationnel. »</p>
<p style="text-align: justify;">La direction artistique du lieu, voulue « claire dès le départ », s’articule autour de trois thèmes porteurs : la ville, l’architecture d’urgence et le design. Ce premier axe renvoie à « la cité, l’urbanisme, l’architecture » et sera décliné par des disciplines variées, de la photo à la mode. « Nous avons ainsi exposé en automne 2011 le travail de Bernard Kohn. C’était un gros coup : il a une notoriété incontestable, et est en plus connu à Montpellier pour avoir construit le palais de justice », explique Christian Gros. « Il est plus qu’un architecte, il mène une vraie réflexion sur la ville et la cité, les projets participatifs. »</p>
<p style="text-align: justify;">Pour inaugurer l’axe consacré à l’architecture d’urgence, La Fenêtre a invité Mylène Sauloy en fin d’année 2011. La journaliste documentariste a exposé ses clichés de « Grozny, année 0 », qui illustrent la résistance au quotidien d’une communauté dans un immeuble à moitié détruit. « Par ses photos de Grozny bombardée, elle montre la destruction d’une ville. Elle a aussi exposé son travail sur des pétroglyphes, empreintes de la culture tchétchène de l’époque néolithique, qui ont été systématiquement détruits par les Russes », ajoute Christian Gros.</p>
<p style="text-align: justify;">Le volet design a mis à l’honneur Philippe Daney, durant le mois d’avril. « J’aime cette générosité, ce débordement qu’il peut avoir, à travers ses mots et ses pièces », relève Thibault Desombre, commissaire de l’exposition. A côté de ses pièces industrielles, le designer rennais a dévoilé son travail « d’architecture par la lumière » et de plasticien. Différents luminaires dont les lampes « Fantômes » étaient exposés avec le porte-parapluie « Supercalifragilistic ». Le designer s’attache à laisser à ses objets « une expression unique de la main », bien qu’ils soient produits en série.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un tremplin pour les jeunes talents</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sur l’initiative de Philippe Daney, un jeune talent est invité à présenter son travail. Ce sera Arnaud de Palange, repéré par Thibault Desombre lors d’un stage dans son cabinet à Montpellier. Le designer de 28 ans est ému par cette opportunité. Il a présenté ses prototypes de lampes « Oiseaux », aux abat-jour en métal coloré, interchangeables.« Le design n’est pas un métier balisé, contrairement à l’architecture, et toucher des éditeurs n’est pas évident. L’expo m’offre une petite visibilité. »</p>
<p style="text-align: justify;">Appuyer de jeunes talents « qui méritent de l’être » est une mission que s’est fixée La Fenêtre. « Les exposer avec un pro permet de crédibiliser leur travail. Nous le ferons à chaque fois que nous le pourrons ! » insiste Christian Gros. La galerie accueille également des classes. Bernard Kohn a ainsi manipulé « des cubes, pour montrer le volume et comment créer des espaces à des enfants ». D’ici quelques années, un espace sous le toit en rénovation devrait se muer en résidence pour de jeunes talents internationaux. L’idée serait de créer des liens avec des universités étrangères, « par exemple du côté de la Colombie ou de l’Afrique ».</p>
<p style="text-align: justify;">La Fenêtre se veut plus qu’une vitrine : un lieu de rencontres. En marge des expositions, elle organise des soirées de courts-métrages intitulées « Ni sourd ni muet » et d’autres projections liées aux expositions. Pour 2013, quelques pistes sont en réflexion. « Nous souhaiterions organiser une exposition collective autour de la mode, avec un défilé, un autre événement pourrait mettre en scène de l’illustration et Christian Gros tient beaucoup à présenter du graffiti », relève Gaëlle Maury, attachée à la programmation. Attiré par le lettrisme en particulier, Christian Gros souhaite présenter des graffeurs encore peu connus : « Cela se raccroche au thème de la cité : c’est une expression artistique sur les murs de la ville. »  n</p>
<p style="text-align: justify;">__________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En quête de financements</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Gérée par une structure associative, l’APAAAV, pour Association de promotion de l’architecture, des arts appliqués et visuels, la galerie cherche encore des financements. Pour le moment, chaque commissaire gère cet aspect pour l’exposition dont il a la charge. Le lieu est gracieusement prêté par Christian Gros, et l’équipe du centre d’art est bénévole. « Nous sommes dans une première phase : montrer que nous sommes capables de faire les choses et qu’il y a une place pour cela à Montpellier », explique Christian Gros.</p>
<p style="text-align: justify;">__________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Programmation à venir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Révélateurs d’architecture et de lumière » 10 mai au 2 juin</p>
<p style="text-align: justify;">Profession : photographes d’architecture, ou comment restituer par la lumière la qualité d’un espace. Avec les travaux de Paul Kozlowski, ainsi que de Camille Fallet et Florent Mulot.</p>
<p style="text-align: justify;">Off des Boutographies &#8211; en juin</p>
<p style="text-align: justify;">Le photographe Vincent Jendly exploite le potentiel graphique de New York et Dulce Pinzon dévoile ses mises en scène décalées de super héros en milieu urbain.</p>
<p style="text-align: justify;">« 8-Super 8 » en novembre 2012</p>
<p style="text-align: justify;">Des photogrammes tirés d’un road-movie au Mexique filmé en Super 8 par Bernard Plossu.</p>
<p style="text-align: justify;">La Fenêtre, 27 rue Frédéric Peyson, ouvert le jeudi, vendredi et samedi de 15 à 19h durant les expositions.</p>
<p style="text-align: justify;">Site : <a href="http://www.la-fenetre.com"><span style="color: #000000;"><strong>www.la-fenetre.com</strong></span></a></p>
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		<title>De quoi John King est-il le nom ?</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:34:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
				<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[L’auteur anglais iconoclaste sera à Montpellier début juin. 
Par Géraldine Pigault
Voilà plusieurs années que les livres de John King fleurent bon la bière, la baston et le macadam anglais inondé de crachin. Plusieurs années que cette odeur singulière habite les pages de ses romans, d’un naturalisme à faire pâlir Zola et ses Rougon-Macquart. Auteur iconoclaste, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/John-King-Alan-Sillitoe-Photo-Martin-Knight.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4137" title="John-King--Alan-Sillitoe-(Photo-Martin-Knight)" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/04/John-King-Alan-Sillitoe-Photo-Martin-Knight-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>L’auteur anglais iconoclaste sera à Montpellier début juin. </strong></div>
<div style="text-align: justify;"><strong>Par Géraldine Pigault</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Voilà plusieurs années que les livres de John King fleurent bon la bière, la baston et le macadam anglais inondé de crachin. Plusieurs années que cette odeur singulière habite les pages de ses romans, d’un naturalisme à faire pâlir Zola et ses Rougon-Macquart. Auteur iconoclaste, traduit dans le monde entier, il ne cesse pourtant de diviser : si son statut d’observateur social enthousiasme son public, le détachement de sa narration de la violence agace les autres. Alors que son septième roman, Skinheads, vient d’être traduit en français, il sera présent lors de la prochaine édition de la Comédie du Livre, consacrée à la littérature britannique. Au beau milieu de ses pairs, cet enfant du Berskhire ne devrait pas manquer de détonner. Retour sur un phénomène littéraire engendré outre-Manche.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une légendaire urbanité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout a commencé en 1996, par une fiction. Avec Football Factory, John King signait l’histoire banale de Tom Johnson, jeune hooligan londonien supporter de Chelsea et, par extension, celle de tout un prolétariat anglais déliquescent. Avec ses comparses de mauvais augure, ce garçon qui attendait avec une impatience non dissimulée l’affrontement à domicile ou en déplacement avait, contre toute attente, suscité l’empathie des lecteurs. Contre toute attente, ils ont plébiscité cet anti-héros à la langue triviale et aux montées d’adrénaline transcendantes des fracas post match, frétillant à la perspective de la violence du week-end.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant et si bien que ce premier roman fut adapté au cinéma par l’auteur et Nick Love sous le nom de The Football Factory, en 2004. Comme dans le livre, coups et insultes y pleuvaient entre ces hommes dont les survêtements siglés succèdent, comme habit de fête au traditionnel bleu de travail de la semaine. Comme dans le livre, les vitrines volaient en éclats et les mères de famille passant malheureusement par là insultaient ces êtres aux comportements d’animaux sauvages. Un champ lexical fleuri, qui fut lui aussi transposé à l’écran puisqu’il s’agit de la spécificité de l’écriture de King : brute et violente, mais surtout laide. Le sceau de King frappe comme une grande claque littéraire. Car il s’agit bel et bien là d’une déferlante lexicale, d’un déferlement capable d’abreuver un texte préfigurant l’avènement d’une littérature urbaine et sociale. Teintée de grisaille et de frustrations, cette dernière est allègrement cathartique. Une sorte de bombe à retardement, dégoupillée par King avec un détachement à l’acuité troublante et dont le langage constitue la clé de voûte. Quand on lui demande pourquoi cette appétence lexicale, il souffle d’une traite : « Ce sont les mots de la rue, qu’utilisent les jeunes hooligans. Ils ne détiennent pas les codes de l’éloquence, ils parlent mal et s’interpellent violemment. C’est ce que j’ai toujours voulu véhiculer dans mes fictions, sans dénaturer leur langue. J’aurais pu en atténuer la forme, mais ça n’aurait pas été fidèle. Cela serait revenu à cadenasser l’histoire. » Celle-ci a d’ailleurs continué avec La Meute, puis Aux Couleurs de l’Angleterre, qui a scellé la trilogie hooligane. Véritable morceau de sociologie, les trois fictions ont ainsi donné à voir une certaine réalité de l’Angleterre contemporaine, inattendue de par sa narration sans concessions et parti pris. Une littérature brute, sans happy ending, dévorante.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’iconoclasme comme principe littéraire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les écrits de King, on l’a vu, ne sont ni enchanteurs, ni nourris d’autofiction. Quant à ses personnages, ils sont incommodants et sujets à des vices tabous, à l’heure où l’esthétique implacable s’attendrit de quelques travers mondains, mais tolère mal les maux des inhérents à une condition flirtant avec la misère sociale. Dans la littérature d’aujourd’hui, bien rares sont les héros repoussants. Ceux suscitant l’adhésion des lecteurs ont d’ailleurs plus souvent des tourments davantage célestes que de première nécessité ! Chez King, pas d’essence pour alimenter la machine à fantasmes : il impose d’emblée mères de famille rustiques, pères odieux et enfants ingrats au fil des pages. Depuis bientôt vingt ans, c’est donc loin de l’establishment littéraire que l’auteur agite les épouvantails dont personne ne veut, pas même dans son roman. Skinheads n’échappe donc pas à la règle : au casting des indésirables, voilà désormais un quadra à la santé déplorable, propriétaire d’une compagnie de taxis, pas de quoi se pâmer d’admiration. C’était sans attendre la botte secrète de King, dont la préoccupation première pour ce septième opus tend à montrer la filiation qu’un homme insignifiant peut avoir avec ses semblables, toutes générations confondues. Cette fois, le trait d’union n’est pas un prétexte footbalistique, mais une ode à la culture skinhead qui terrifia, longtemps, l’opinion publique. Ainsi, King continue sur sa lancée et absorbe les stigmates d’une société tout occupée à masquer ses aspérités. Implacable, l’écrivain confie d’ailleurs : « Il n’y a que ça qui m’intéresse. Je n’ai pas envie de raconter autre chose aujourd’hui. » Pour livrer ces portraits à l’acide, il a d’abord exercé de multiples boulots, de peintre en bâtiment à rédacteur en chef d’un fanzine. Entre-temps, un tour du monde, passant par les Etats-Unis et l’Inde, a eu effet de déclencheur. A son retour, la mise en perspective de sa patrie d’origine est devenue une évidence : « Voyager m’a permis de mieux comprendre mon propre pays, de le regarder avec des yeux neufs, plus aguerris. Avant, j’avais envie d’écrire, mais sans oser en faire mon métier. Aujourd’hui, j’en vis, c’est inespéré. »</p>
<p style="text-align: justify;">Nul n’osera donc évoquer le poncif du conte de fées pour désigner le succès d’un auteur, rompu à se bâtir un destin, partagé entre plume et poings. •</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">____________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rendez-vous spéciaux en présence de John King : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">- le 1er Juin à 16h, les étudiants de l’ENSAM et de l’université Paul Valéry invitent les visiteurs à écouter une lecture de John King sur l’espace « Tea Time ».</p>
<p style="text-align: justify;">- le 2 Juin à 14h30, conférence « Pour une critique sociale : la fiction dans tous ses états », avec également Christopher Priest et Melvin Burgess, au centre Rabelais.</p>
<p style="text-align: justify;">- En dédicace sur le stand des auteurs britanniques les 1, 2 et 3 Juin prochains à la Comédie du Livre.</p>
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		<title>Arthur H ministre de la folie</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
				<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Questionné par Hadrien Volle pour chicxulub, l’artiste se voit bien apprendre aux gens à péter les plombs
Arthur H – H pour Higelin – est âgé de 46 ans, il a débuté sa carrière en 1990 et a derrière lui une quinzaine de disques dont Adieu Tristesse ou L&#8217;homme du monde. Le dernier en date, Baba [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/arthurh5.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4280" title="arthurh" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/arthurh5-300x289.jpg" alt="" width="300" height="289" /></a>Questionné par Hadrien Volle pour chicxulub, l’artiste se voit bien apprendre aux gens à péter les plombs</strong></p>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Arthur H – H pour Higelin – est âgé de 46 ans, il a débuté sa carrière en 1990 et a derrière lui une quinzaine de disques dont Adieu Tristesse ou L&#8217;homme du monde. Le dernier en date, Baba Love, est sorti au mois d&#8217;octobre 2011 chez Polydor. Parallèlement il continue à se produire avec son complice guitariste, Nicolas Repac, autour du projet, « l&#8217;Or Noir ». Invité du festival « Quand je pense à Fernande » à Sète au mois de juin, Arthur H se produira sur la scène du Théâtre de la Mer samedi 16, le même soir que Catherine Ringer.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Parlez-nous du live de Baba Love, le nouvel album que vous présentez actuellement en tournée.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Je l&#8217;ai voulu comme un show très hypnotique où il y aurait deux ou trois moments explosifs. Avec les musiciens, on essaie de trouver, comme ça, une petite énergie atomique qui nous exploserait dans les mains. Après ces explosions, j&#8217;aime bien jouer des choses beaucoup plus atmosphériques, quasiment psychédéliques comme Prendre Corps, un poème érotique de Ghérasim Luca que j&#8217;ai mis en musique et qui figure sur l&#8217;album. Il dure dix minutes, c&#8217;est le moment un peu « Pink Floyd » du live. Mais il y a aussi des moments ludiques, presque de comédie, de danse où je dis tout, tout ce qui me passe par la tête, c&#8217;est aussi mon côté « rock ».</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce qui vous passe par la tête pendant vos concerts ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C&#8217;est ce que je ressens de l&#8217;endroit où je suis. Ou la politique, revue et corrigée avec mon esprit chaotique et loufoque. Ça peut être l&#8217;actualité, la météo… J&#8217;évoque tout ce qui me traverse.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Sur votre album, on relève la présence de nombreux invités, comment transcrivez-vous la richesse des collaborations lors de vos passages sur scène </strong><strong>?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">On a fait des adaptations, le morceau avec Saul Williams est transformé, on a enlevé sa partie vocale pour rallonger la partie musicale. Pour Basquiat, on a gardé la violence du morceau et ses moments calmes, à un moment il n&#8217;y a que la basse puis ça monte, ça pète avant de partir sur des pulsations qui n&#8217;existent pas sur le disque. Le morceau avec Jean-Louis Trintignant on ne l&#8217;a jamais fait, et pour la chanson avec Izia c&#8217;est moi qui chante sa partie en anglais.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Vous parlez de votre sœur, Izia, elle est aussi programmée sur le festival « Quand je pense à Fernande ». Il vous arrive de vous rencontrer en tournée ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C&#8217;est déjà arrivé dans le passé, et j&#8217;espère sincèrement que ça arrivera à nouveau dans le futur. Quand Izia est dans le coin, elle a cette façon folle de bondir sur scène et de chanter avec moi de manière complètement spontanée, c&#8217;est exceptionnel !</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Vous passez du temps ensemble dans la famille Higelin ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Comme toutes les familles. Pour les anniversaires, les fêtes où j&#8217;amène mes enfants, mais pas plus que ça.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>On vous a déjà vu au Théâtre de la Mer l&#8217;an dernier pendant le festival Voix Vives, dans un autre de vos projets baptisé l&#8217;Or Noir où vous lisez des textes écrits par les chantres de la négritude et Nicolas Repac est à la musique. Pourquoi ce projet vous tient-il à cœur ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Quand je suis sur scène, j&#8217;aime raconter des histoires. Pendant l&#8217;Or Noir, au bout d&#8217;un moment, on a l&#8217;impression que les murs du théâtre s&#8217;écroulent, qu&#8217;on est transporté dans un autre espace, un endroit imprévu où le monde habituel s&#8217;efface. Tous les moyens d&#8217;arriver à cette sensation sont bons. Que je dise un poème des Caraïbes ou que je joue une musique de transe, ce qui compte c&#8217;est qu&#8217;on change d&#8217;espace temps.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Il y a d&#8217;autres projets qui vous donneraient la même sensation ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Pour l&#8217;instant, je suis très heureux de ma collaboration avec Nicolas Repac parce qu&#8217;on arrive à quelque chose d&#8217;extrêmement sobre. Je dis des poèmes, lui joue un peu de guitare et un peu de guimbarde, des choses très primitives et très simples. Du coup ça laisse beaucoup de place à l&#8217;imaginaire. J&#8217;aimerais atteindre la même efficacité que l&#8217;Or Noir avec ma musique.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">J&#8217;imagine une chanson électro, rock mélodique. Extrêmement dépouillée, je tends de plus en plus vers ça. J&#8217;espère y arriver un jour. L&#8217;espoir fait vivre !</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Nous sommes dans une période électorale (l&#8217;interview a été réalisée peu avant le premier tour des présidentielles, NDLR). Vous sentez-vous concerné par le débat politique ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">(long silence) En fait, non, parce que j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;on a un besoin vital d&#8217;alternative et pour moi il n&#8217;y en a aucune qui est proposée, y compris le Front de Gauche. Je n&#8217;arrive pas à me retrouver dans quelque chose de neuf, j&#8217;ai l&#8217;impression que toutes les solutions évoquées par les politiciens sont déjà obsolètes, déjà dépassées, déjà inefficaces. La politique actuelle ne me fait pas vibrer.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Comment renouveler la politique ? Intéresser les gens aux débats de société ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Les solutions intelligentes, pour une meilleure utilisation de l&#8217;énergie par exemple, ont déjà été trouvées. Dans tous les domaines, que ce soit dans l&#8217;éducation, dans la médecine ou dans la science. Elles ne sont pas utilisées car elles ne sont pas dans le système en place et ça, ça me rend triste. J&#8217;ai l&#8217;impression que l&#8217;inertie est tellement pesante et que toutes ces solutions qui sont pour certaines vraiment extraordinaires ne seront utilisées que dans 50 ou 100 ans.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Vous pensez à quelles solutions ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Dans la médecine, je pense aux médecines préventives et énergétiques, qui nous permettraient une meilleure utilisation de l&#8217;énergie. Dans l&#8217;éducation, je pense aux écoles utilisant la méthode Montessori. Elles mettent beaucoup plus de soin à la personnalité de l&#8217;enfant et à son autonomie que le système actuel. Au stade de la politique, on vend du rêve et donc fatalement on vend de la déception. La joie des peuples passe au bout d’un moment, c&#8217;est comme la première élection de Sarkozy ou celle d&#8217;Obama, les gens sont sur une espèce de nuage et pensent que tout va changer. Après, c&#8217;est la dépression, puisque rien ne bouge. Je ne sais pas comment sortir de ce cycle ; je n’en ai vraiment aucune idée.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Si vous pouviez diriger un ministère, ça serait lequel ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le ministère de la Folie, pour apprendre aux gens à péter les plombs, à se développer, à trouver leurs propres démences sans nuire à autrui (rires).</div>
<div style="text-align: justify;">Toutes les informations pratiques concernant le festival « Quand je pense à Fernande » sont à retrouver sur :</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">- <a href="http://www.quandjepenseafernande.fr"><span style="color: #000000;"><strong>www.quandjepenseafernande.fr</strong></span></a></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">- et pour suivre l&#8217;actualité d&#8217;Arthur H, c&#8217;est sur <a href="http://www.arthurh.net"><span style="color: #000000;"><strong>www.arthurh.net</strong></span></a></div>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Louis Martinez jazze à Sète</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 14:34:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chicxulub34</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival]]></category>

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		<description><![CDATA[A la fois musicien et organisateur, il a tiré le festival dans la cour des grands rendez-vous de l’été. 
Par Hadrien Volle
Les festivals sétois sont divers et variés ; dès les beaux jours arrivés, le Théâtre de la Mer est le centre de toutes les attentions des amateurs de musique. Chanson française avec « Quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/martinez8.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4278" title="martinez" src="http://www.chicxulub.fr/blog/wp-content/uploads/2012/05/martinez8-300x206.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a>A la fois musicien et organisateur, il a tiré le festival dans la cour des grands rendez-vous de l’été. </strong></p>
<p><strong>Par Hadrien Volle</strong></p>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Les festivals sétois sont divers et variés ; dès les beaux jours arrivés, le Théâtre de la Mer est le centre de toutes les attentions des amateurs de musique. Chanson française avec « Quand je pense à Fernande », musique du monde avec « Fiest’a Sète », sans oublier « Holidays in the Sun » pour le rock. Louis Martinez dirige Jazz à Sète. L’événement se déroule chaque année au milieu du mois de juillet et en 2012, du 12 au 18. Il accueillera Stacey Kent, Bobby McFerrin, Roy Hargrove, Wayne Shorter et encore Stanley Clarke. Excusez du peu ! Retour sur une belle aventure de presque trente ans…</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Racontez-nous le commencement du festival.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C’était en 1985, la mairie m’avait donné un budget de 25 000 francs pour organiser deux soirées jazz durant l’été. Pour la première soirée, il y avait eu Jimmy Gourley Trio, qui est décédé depuis, et le lendemain c’était Jacques Vidal et Frédéric Sylvestre. A l’époque, j’organisais le festival depuis un bureau de la mairie, pendant six ans ça a très bien marché, on a accueilli Ray Charles, Michael Brecker, Paco de Lucia… Il y avait aussi un bel avantage en travaillant pour l’équipe municipale, c’est que certaines soirées étaient gratuites.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Pourquoi ce n’est plus le cas aujourd’hui ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">En 1990, le maire, monsieur Marchand, a décidé d’arrêter tous les festivals de Sète. En plus de nous dans ces années, il y avait un festival de danse et les Journées Brassens qui ont totalement disparu. C’était ennuyeux parce que j’avais déjà programmé le festival 91, mais on n’a rien voulu savoir et j’ai tout annulé ; il n’y a plus eu de Jazz à Sète jusqu’en 1995, faute de moyens. En 1996, la nouvelle municipalité m’a appelé pour me proposer de reprendre le flambeau.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Vous avez rempilé pour la mairie ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Non ! Ce coup-ci, j’ai créé une association indépendante, pour éviter de me faire à nouveau virer du jour au lendemain. Cette association est celle qui organise le festival encore aujourd’hui, et les membres en sont quasiment les mêmes depuis dix-sept ans. Maintenant on est presque indélogeable ! Sauf si bien sûr on se plante sur deux ou trois soirées dans le festival, on aurait énormément de mal à s’en remettre financièrement (le festival est autofinancé à 80 %, NDLR).</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Du coup vous ne prenez plus le risque de la découverte ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Malheureusement non, même si ça m’intéresse énormément. Je suis musicien moi-même et je découvre des choses à longueur d’années. Il y a des tas de bons groupes que j’aimerais faire connaître aux gens, mais je n’en ai pas les moyens. Et il y a même des découvertes qui pourraient être des têtes d’affiches, prenez Trombone Shorty, j’ai voulu le faire cette année, mais je n’ai pas voulu prendre le risque de me planter parce qu’il n’est pas encore assez connu et qu’il est déjà très gourmand sur le cachet. Il me demandait presque autant que Roy Hargrove alors qu’il a percé il y a seulement un an ou deux.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Les cachets d’artistes pourrissent les festivals ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">D’année en année ça explose, et encore, Roy Hargrove ou Trombone Shorty ça tourne autour de 20 000 euros, et ce sont de petits cachets par rapport à Bobby McFerrin ou George Benson. Ces quatre dernières années, on a eu quelques pointures que l’on voit qu’à Vienne, Marciac ou à Juan-les-Pins, c’est rare. Mais le fait que je sois musicien et le temps passé m’ont permis d’entretenir des relations privilégiées avec certains tourneurs, voire même des accointances et des amitiés avec certains artistes et entre eux, ils se le disent. C’est ça qui me permet de négocier des prix par rapport à d’autres festivals. A Vienne, ils ont plus de 10 000 personnes dans les arènes, nous au Théâtre de la Mer on est obligé d’arrêter à 1600, on n’a donc pas les mêmes rentrées d’argent.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Il n’arrive pas que certains artistes vous demandent expressément de jouer au Théâtre de la Mer ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">J’ai eu quelques demandes, George Benson avait demandé à venir jouer il y a quelques années, mais malheureusement la soirée était prise. On a eu Zucchero il y a deux ans. Mais j’ai refusé parce que malgré un parcours assez blues j’ai dit à la boîte de prod que ça sortait trop du cadre du jazz pour être programmé chez nous. Melody Gardot a voulu revenir cette année… C’est vrai qu’une fois que les artistes découvrent le Théâtre de la Mer et son accueil, ils sont ravis.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Stanley Clarke vient cette année pour la seconde fois consécutive, le cadre y a joué ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C’est pour ça qu’il a accepté de suite. Ce théâtre est un véritable atout.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Pourriez-vous faire encore de grandes soirées gratuites comme à vos débuts ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Non, on n’a pas assez d’aide pour ça. Certains festivals sont aidés à 70 %. Pour Marsillac, on m’a confié qu’avant même que le festival commence il est amorti. Pour nous, la billetterie est trop importante, si on avait davantage de subventions on ferait payer les places moins cher (le prix est d’environ 30 euros par concert, NDLR). A Juan-les-Pins, il y a des soirées où ça va jusqu’à 85 euros la place. Et la particularité de Sète c’est qu’on peut se déplacer dans l’espace, celui qui veut voir l’artiste à deux mètres de lui peut le faire sans problème.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Qu’est-ce que représentent les aides données au festival ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Avec les subventions on paye la soirée Bobby McFerrin.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Est-ce que la forme du festival actuelle vous satisfait ou vous aimeriez développer autre chose ?</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">J’aimerais faire évoluer le festival sur le plan du off, que toute la ville soit animée au rythme du jazz pendant le festival de 14 h à 5 h du matin, qu’il n’y ait plus que le Théâtre de la Mer. On aimerait également faire des choses en hiver, mais tout est question de budgets.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;"><strong>Pour terminer, dites-nous un mot sur vous en tant que musicien.</strong></div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Je suis guitariste de jazz, et puisque c’est difficile de ne vivre que des concerts, je suis également professeur au conservatoire de Sète depuis près de 30 ans. C’est grâce à ça que j’arrive à m’en sortir. Mais pour les musiciens aujourd’hui, il y a un gouffre financier énorme entre les têtes d’affiches et les autres. Je suis aussi habité par cette volonté de privilégier la qualité de vie en restant à Sète, plutôt que d’être allé dans la capitale.</div>
<div style="text-align: justify;">Toutes les informations et la programmation sont à retrouver sur le site Internet du festival : <a href="http://www.jazzasete.com"><strong><span style="color: #000000;">www.jazzasete.com</span></strong></a></div>
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